Une autre économie est-elle possible ?

486

Et si l’on tordait le cou à l’idée selon laquelle il n’existerait pas d’alternative viable à l’économie libérale ? A ce modèle fondé sur le « tout croissance » et l’autorégulation du marché qui a pourtant montré ses limites, notamment avec la crise des subprimes en 2008. Et si on sortait du traditionnel clivage droite-gauche, libéralisme-Keynésianisme pour penser une économie à la fois performante et sociale, dynamique et bénéfique au plus grand nombre ? C’est ce que nous proposait Gilles Raveaud, à l’occasion de notre Rencontre du Laü. Non content d’expliquer en termes très accessibles les ressorts et enjeux de l’économie d’aujourd’hui, l’universitaire brise beaucoup de préjugés sur le sujet et propose des solutions très concrètes pour atteindre ces objectifs.

Partie 1 : le mouvement des Gilets jaunes est l’une des manifestations les plus récentes et les plus visibles du problème de la répartition des richesses en France. Afin d’en comprendre les tenants et aboutissants, Gilles Raveaud dresse ici une rétrospective schématique de l’histoire économique du pays depuis les 30 glorieuses.

Partie 2 : augmenter le smic, démocratiser le pouvoir décisionnel au sein des entreprises, partager le temps de travail, autant de mesures que Gilles Raveaud nous propose de considérer en ouvrant nos perspectives au-delà des certitudes les plus établies par les discours politiques.

Partie 3 : arrêter la croissance économique, une hérésie pour tout économiste qui se respecte ? Pas si sûr à entendre Gilles Raveaud, pour peu que l’on change notre regard sur certaines des certitudes les plus ancrées dans les esprits des citoyens. Reste à imaginer des solutions politiques de mise en œuvre qui soient à la fois pragmatiques et réalistes, un exercice auquel se livre avec brio l’économiste ici.

Que serait un débat sans contradicteurs ? Après avoir exposé les pistes possibles à un changement profond de notre économie, Gille Raveaud répond ici aux questions du public, nous permettant ainsi d’alimenter encore nos réflexions sur les questions posées.